Onze ou douze ?
Il était 18h, hier soir, lorsqu'au Conseil constitutionnel, le délai laissé aux candidats pour recueillir 500 signatures a expiré. Photo : Journalistes devant le Conseil Constitutionnel, vendredi soir.
Onze candidats ont donc prétendu avoir recueilli le seuil légal de signatures :
- François Bayrou (UDF)
- Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire)
- Marie-George Buffet (PCF)
- Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière)
- Jean-Marie Le Pen (Front national)
- Frédéric Nihous (Chasse, pêche, nature, traditions)
- Ségolène Royal (PS)
- Nicolas Sarkozy (UMP)
- Gérard Schivardi (soutenu par le Parti des Travailleurs)
- Philippe de Villiers (Mouvement pour la France)
- Dominique Voynet (Verts)
- Jean-Marie Le Pen (Front national)
- Frédéric Nihous (Chasse, pêche, nature, traditions)
- Ségolène Royal (PS)
- Nicolas Sarkozy (UMP)
- Gérard Schivardi (soutenu par le Parti des Travailleurs)
- Philippe de Villiers (Mouvement pour la France)
- Dominique Voynet (Verts)
Un seul cas restait encore flou, celui de José Bové qui selon lui avait recueilli in-extremis les 500 signatures dont une partie venant d'Outre-Mer et n'étant donc pas encore arrivé en métropole.
Plusieurs "petits" candidats restent donc sur le bord de la route, comme Nicolas Dupont-Aignan qui n'a pu rassembler suffisament de parrainages pour son club "Debout la République" et qui constate "avec tristesse" sur son blog que " le régime des partis à remis la main sur la démocratie française, confisquant l’élection présidentielle au suffrage universel que lui avait précisément imposée le général de Gaulle pour le tenir à distance."
Effectivement, le débat sur le système des parrainages avait été relancé au début du mois de février, car profitant selon certains uniquement aux grands candidats. Pour autant les principaux prétendants à l'Elysée sont favorables à une réforme afin d'améliorer ce système.
Système qui je le rappelle avait été instauré en 1976 afin d'éviter un trop grand nombre de candidats au premier tour d'une élection.
Seulement voilà, la proposition de réformer ce système tombe à pic ! Pourquoi ? Car pour le réformer il faut modifier la loi organique de 1962 sur laquelle il repose. Ce type de loi nécessite un examen long par les deux chambres parlementaires. Et là, on retombe sur le même problème : du fait du système électoral, PS et UMP sont largement majoritaires à l'Assemblée nationale et au Sénat...Bref une réforme n'y changerait pas grand chose.
On aura donc encore droit à la victimisation du Front National qui à chaque élection pleure devant le peu d'égard qu'ont les élus de notre pays face à leur parti et qui, comme à chaque fois, arrivera le jour J, les mains dans les poches, avec les 500 signatures recquises ! Ou alors auront-ils droit à un petit coup de pouce d'un grand candidat ? Comme cette année, avec Nicolas Sarkozy qui encourageait la présence d'Oliver Besancenot et de Jean-Marie Le Pen au 1er tour! Une simple affaire de justice démocratique vous dira t-on, certes, mais à qui cela profite t-il ?
Seront-ils onze ou douze ? Réponse lundi !

2 commentaires:
Le problème ne vient-il pas de ce que l'élection présidentielle est détournée de son but originel ?
Comme son nom l'indique l'enjeu de cette élection est de désigné le ou la Président(e) de la République et ce pour cinq ans.
Que cette élection soit l'opportunité de débats d'idées, personne ne s'en plaindra !
Le problème vient du fait qu'il semble que cette élection soit le seul moment où des petits partis, ou des personnes hors parti peuvent effectivement se faire entendre !
Et si la solution à la multiplication des candidats à la Présidentielle était de modifier le mode d'élection de nos députés ?
Ma proposition : permettre un accès aux médias à tout parti politique lors des élections législatives et assurer la représentation au Parlement de chaque mouvement d'idées ayant dépassé un certain pourcentage de votants. Tout simplement en ajoutant une dose de proportionnelle à notre système de scrutins majoritaire.
Il sera alors facile d'abandonner le système des parrainages pour conditionner toute candidature à la Présidentielle au soutien d'un nombre suffisant de députés.
Idée à creuser
Sûrement, je ne sais pas si j'ai tout bien compris à ta proposition, mais en tout les cas limiter le nombre de candidats en modifiant le mode d'élection des députés me paraît être une bonne idée, cela permettrait effectivement d'abandonner le système des parrainages qui est à mon goût peu objectif...
Enregistrer un commentaire