lundi 7 mai 2007

Le dimanche de Nicolas, Ségolène et les autres.

Après plusieurs mois de campagne acharnée, de coups bats, de moments forts, de débats et de meetings en tout genre, l'élection présidentielle a touché à sa fin. Et quelle fin !
Imaginez.



(cliquez sur l'image pour agrandir)

Dimanche 06 mai à 8h au fin fond des Pyrénnés Orientales, François se présente le premier à son bureau de vote. Il fait beau, les rayons de soleil parviennent jusqu'à l'isoloir, mais pourtant le brouillard persiste toujours autour de cet électeur si particulier. Ce qui est sûr, c'est que l'enveloppe ne contient pas le nom de "Nicolas Sarkozy". Etait t-elle vide ? Contenait t-elle le nom de "Ségolène Royal" ? Lui seul le sait.

Dimanche 06 mai, 11h à Neuilly-sur-Seine : Nicolas arrive entouré de ses belles-filles au bureau de vote et accompagné de l'un de ses fils. L'ambiance est joyeuse, le principal intéressé serre des mains, fait la bise aux groupies amassées devant les portes de la petite école maternelle. Bref, au visage de Nicolas, toute appréhension quant aux résultats de ce soir semble déjà bien loin...
Pourtant une seule question taraude les centaines de journalistes : où est Cécilia ?

Dimanche 06 mai, 11h30 à Melle : Ségolène se présente elle aussi pour établir son devoir de citoyenne, là encore les journalistes l'attendent. L'air détendue et souriante, elle se laissera volontier aller à quelques poignées de mains et à quelques photos souvenirs.

Dimanche 06 mai, dans l'après midi à Paris : les premiers chiffres commencent à tomber : 83% des électeurs se seraient déplacer pour aller voter ! On se frotte les mains dans les rédactions des grandes chaines nationales : l'antenne est dans une heure, mais on ne pourra dévoiler les résultats qu'à 20h, comment tenir jusque là ? Avec le chiffre de l'abstention pardis ! Bref, vous l'aurez vu, TF1, France 2, France 3, M6, Canal Plus vous auront servi à toutes les sauces le 16% d'abstention. Chouette et après ?

Dimanche 06 mai, à 18h à Paris : Nicolas est à son QG, il ne peut pas travailler tellement il y a de bruit dans sa rue! Ah on lui avait dit à Nicolas que le quartier était bruyant! Enfin ce n'est pas grave, après tout c'est dimanche alors au lieu de travailler, Nicolas invite des amis : Johnny, Jean, Christian, un doc gynécologue célèbre ou encore l'inmanquable chroniqueur télé, ex-star de la TV réalité, dont le nom n'est autre que Boulay. Ils sont tous là ! Sauf....Cécilia qui n'est toujours pas réapparue ! Mais où Cécilia ?

A la même heure, à quelques rues de là : Ségolène est elle aussi à son QG, l'ambiance y est plus studieuse, on paufine le discours, Dominique, Jack et Julien sont avec elle, les supporters s'amassent dans la rue, l'ambiance est là, on appelle "Ségolène Présidente, Ségolène Présidente !". Pour l'instant elle ne l'est pas encore. Le sera t-elle ? Peut-être pas, en tout cas il est sûr qu'elle a déjà connaissance du résultat.

Dimanche 06 mai à 20h00 à Paris : ça y'est les résultats tombent! Qui de Tf1, France 2 ou France 3 l'annoncera le premier ? Ca sera France 2, avec une seconde d'avance sur TF1 ! Nicolas est élu avec 53% des voix ! La joie s'empare de la rue d'Enghien où Nicolas est toujours ! Boulevard Saint-Germain, la déception se lit sur les visages. Que s'est -il passé ? Pourquoi est-ce le visage de Nicolas qui apparaît et pas celui de Ségolène ? Tiens, en parlant d'elle, elle quitte justement son QG, direction la Maison de l'Amérique Latine à 2 rues de là. Elle y fera son discours "d'adieu" : elle arrive sourire aux lèvres. Elle est belle Ségolène disent certains. C'est vrai qu'elle est belle, on croirait presque qu'elle a gagné, mais non, elle a perdu et elle le sait. Pourtant elle ne le montrera pas. Est-ce de sa faute ? Certainement, mais ça, le Parti Socialiste devra en décider et faire attention aux vieux fantômes du passé. Elle fait son discours et puis s'en va, on ne la reverra qu'un peu plus tard dans la soirée, sur le toit du siège du PS lancer gaiement à la foule " Tous ensemble, tous ensemble !" Malheureusement beaucoup sont déjà rentrés.


Dimanche 06 mai à 20h30 à Paris : Nicolas s'ennuie à son QG et décide donc d'aller faire un petit bonjour à ses amis à la salle Gaveau. Le cortège s'élance entouré d'un nombre incroyable de motos de la télévision , de la police, et Nicolas qui profite de ce moment...on voit Judith, à l'avant du véhicule, une de ses belles-filles, à côté de lui, Jeanne-Marie, une autre belle-fille et puis on croit voir Cécilia à ses côtés. Ouf! Nous voilà rassurés! Mais non! Miséricorde, ce n'est pas Cécilia, c'est le fils de Sarkozy ! Mais où est-elle ?!

Qu'importe, Nicolas file de plus belle, direction un très célèbre restaurant parisien : le Fouquet's ! Il y fera une halte pour diner, en compagnie de ses amis proches.

Pendant ce temps, la Concorde se transforme en véritable salle de concert,
10 000 personnes sont là et devraient défiler sur scène Faudel, Enrico Mascias, Mireille Matthieu ou encore Gilbert Montagné ! Tout un programme.

Dimanche 06 mai à 21h30 à Paris : "Nicolas met un sucre dans son café....Nicolas se lève pour aller se chercher une pomme...Nicolas passe un coup de fil...Nicolas mange des petits fours..." : les commentaires des chaînes télévisées tiennent les télespectateurs en haleine, pendant ce temps sur le plateau défilent les politiques comme Laurent F. qui sera coupé en pleine allocution pour écouter Johnny faire une déclaration à sa sortie du Fouquet's. "Je suis très heureux" dira t-il. On s'en doute, il n'est pas là par hasard.

Dimanche 06 mai à 21h45 à Paris : Enfin, Nicolas sort du célèbre restaurant, direction la Concorde. Et là, oh surprise ! Cécilia est à ses côtés ! Nous qui l'avions cherché toute la journée, elle s'était cachée dans les cuisines du Fouquet's ! Petite gourmande !

S'en suit à nouveau un long cortège de motos et véhicules présidentiels jusqu'à la Concorde où Nicolas fera un petit discours et où il profitera de ses amis "peoples" pour pousser la chansonnette. Ah que c'est bon d'être nouveau Président, cela change de la victoire de Jacques en 1995, qui avait fait une petite sortie dans Paris avant de revenir au siège du RPR. Là, Nicolas n'y a même pas pensé.

Lundi 07 mai à 02h à Paris : La place de la Concorde se vide pendant que CRS et policiers font face à des centaines de manifestants anti-Nicolas dans plusieurs villes de France où plus de 730 voitures brûleront dans la nuit. Pas d'inquiètude nous dit t-on, Nicolas sera le "Président de tous les Français" et on aidera ces jeunes de banlieues "dites sensibles" à s'en sortir. Mais Nicolas est déjà loin. Où ? Seul son entourage le sait. Nicolas doit réaliser l'ampleur de ce qui l'attend. Et s'habituer au costume de Président. Certains disent qu'il ne lui va pas, il faut être de grande taille pour être Président, comme Jacques. Mais Jacques, lui aussi est bien loin. Et le costume cela fait longtemps qu'il ne le porte plus. Peut-être aura t-il rétréci ? Et que finalement, Nicolas le portera bien.

La Présidentielle se termine, Jacques quittera son palais le 16 mai pour laisser la place à Nicolas.

Mais je le répète ne nous inquiètons pas de l'avenir, Nicolas sera le "Président de tous les Français". Je suis français, vous êtes français. Alors pas d'inquiètude. Et les autres ? Ca, Nicolas ne le dit pas.

Après son diner au Fouquet's, sa nuit dans le grand hotel des Champs Elysées, Nicolas est parti se reposer pour quelques jours. Dans un monastère à la campagne ont dit certains. Quel homme! Et puis non, apparement il serait en Corse, chez son ami Christian, l'acteur! Finalement, la nouvelle tombe au journal de France 2 : Nicolas se repose sur un yacht, apparement le "Paloma", yacht personnel du riche industriel français Vincent Bolloré, au large de Malte avec Cécilia et le petit Louis.





Vous avez dit "de tous les Français" ?






Bien évidemment, toute ressemblance avec des personnages ou
des situations existant(e)s ne serait que pur hasard...

dimanche 6 mai 2007

Nicolas Sarkozy élu Président de la République Française.






Nicolas Sarkozy
53,06%
18 983 408 voix.











Ségolène Royal
46,94%
16 790 611 voix









Nicolas Sarkozy élu nouveau Président de la République avec 53,06% des voix contre 46,94% pour Ségolène Royal. Il prendra officiellement ses fonctions le 16 mai prochain.




Les résultats du second tour par département
© Le Monde.fr

jeudi 26 avril 2007

François Bayrou vainqueur !

Comme cela était envisageable, Monsieur Bayrou, ex-candidat de l'UDF, n'a donné aucune consigne de vote pour le second tour à ses électeurs.

Se plaçant depuis le début comme le candidat libre de ses élections, il était difficile pour François Bayrou de se positionner pour l'un des deux candidats encore en lice.

Il renvoya malgré tout Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy dos à dos, en parlant avec sévérité du candidat UMP le qualifiant de dangereux "ses relations proches avec les milieux médiatiques" et dénonçant "son goût de l'intimidation et de la menace". Il a même comparé Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi en déclarant qu'il y avait "un certains nombres de ressemblances entre eux".

Quant à Ségolène Royal, même si "elle paraît mieux intentionnée en matière de démocratie", il lui reproche d'avoir un programme "avec beaucoup d'illusions et où l'Etat devrait s'occuper tout, allant ainsi à l'encontre des orientations nécessaires". Toutefois il a accepté la proposition de Ségolène Royal d'organiser un débat "ouvert" et "public" entre eux deux. (voir fin de l'article).

Il a également annoncé la création d'un «Parti démocrate», qui «présentera des candidats à toutes les élections à venir», et d'abord aux élections législatives des 10 et 17 juin.

François Bayrou, je le rappelle, a donc obtenu 18% des voix au premier tour, constitutionnelement parlant, il n'est donc plus en course pour le second tour étant devancé par les deux autres candidats, mais pour autant l'ex-candidat UDF n'a jamais été aussi présent dans le débat qu'aujourd'hui, l'échéance du second tour tenant en grande majorité au report de voix émanant de son parti.
Finalement François Bayrou a gagné, il n'a d'ailleurs pas parlé de défaite lors de son discours après les résultats, dimanche 22 avril, mais a parlé d'une bonne nouvelle.

Il aura réussi à se mettre au centre du débat et à se voir proposer un débat avec un candidat au second tour alors que lui même ne l'est plus... comme quoi la pièce Bayrou du mécanisme de la machine à gagner est importante !

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Débat télévisé Royal - Bayrou :


  • Madame Royal avait proposé un débat avec Monsieur Bayrou devant la presse régionale, que le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) a refusé.



  • Il devait avoir lieu sur Canal +, samedi matin vers onze heure ou midi, mais la chaîne a déclaré qu'elle ne le produirait pas dû fait des difficultés de mise en place du temps de parole de Monsieur Bayrou et des pressions exercées par le CSA.



  • Le débat a lieu en direct à partir de 11h sur BMF TV et est retransmis sur RMC aujourd'hui (samedi 28/04). Il a lieu dans le grand hôtel parisien "le Westin" dans le 1er arrondissement de Paris.
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©reflexion-faite.blogspot.net - avril 2007

mardi 24 avril 2007

Un deuxième tour Sarkozy - Royal.


Les résultats sont sans grande surprise :

M. Nicolas Sarkozy avec 31,18%.

Mme Ségolène Royal avec 25,87%.

¤ A noter, la performance de M. Bayrou, qui obtient 18,57% des voix, plus du double de son score de 2002.
¤ Egalement, le faible score de M. Le Pen avec 10,44% alors qu'il avait obtenu 16,86 % des voix en 2002 (4,8 millions de voix). C'est son plus faible score à des élections
présidentielles depuis vingt ans (15% en 1995 et 14,38% en 1988)
¤ A noter enfin, la très forte participation des Français à ce scrutin de premier tour, avec un taux d'abstention de 15,4%, soit le plus faible depuis 1965. (voir chiffres colonne de droite)


Reste à savoir maintenant, quelle stratégie Ségolène Royal compte-t-elle adopter afin de récupérer des voix de l'UDF, alors que l'on sait déjà que Dominique Voynet, Marie-George Buffet et Arlette Laguiller ont appelé à voter pour la candidate socialiste au second tour.
Olivier Besancenot et José Bové ont appelé à "voter contre la droite dans les urnes"

Pour autant Mme Royal ne pourra plus se contenter de sa politique "tout sauf Sarkozy" et devra se montrer plus souple sur certains projets qui sont chers aux électeurs de l'UDF (réforme des institutions, Europe, urgence écologiste...) qui sont pourtant des thèmes divergents entre PS et UDF.

De plus, après un discours tardif, manquant de punsh et de conviction dimanche soir, après les résultats, Ségolène Royal devra se méfier des prouesses en communication de M. Sarkozy, un des ses atouts.


Une inversion des tendances reste encore possible au second tour, certain comparant ce 1er tour à celui de 1981 où François Mitterrand avait obtenu un score quasi-identique (25,9%) et qui avait finalement battu Valéry Giscard d'Estaing (qui avait obtenu 28,4% au 1er tour).
Pour autant des différences persistent : l'écart entre M. Sarkozy et Mme Royal est plus grand et la réserve de candidats à gauche est amoindrie (en 1981, Georges Marchais, candidat communiste, avait obtenu 15% au 1er tour. Aujourd'hui, M-G Buffet obtient moins de 2%).

Quant à Monsieur Sarkozy, il se dit "serein" pour le second tour et fait déjà des appels du pieds au parti de François Bayrou, en déclarant que ses "amis de l'UDF sont les bienvenus". Pour autant François Fillon, porte parole de Nicolas Sarkozy, a d'ores et déjà annoncé que les députés UDF sont invités à rejoindre la majorité présidentielle, mais qu'en aucun cas il pourrait y avoir d'arrangement quant aux élections législatives de juin s'ils venaient à ne pas rejoindre la majorité. A bon entendeur salut...

François Bayrou devrait annoncer mercredi 25 avril à 15h30 sa décision sur les consignes de vote qu'il donnera...ou non.

Avant le 6 mai, un autre évènement intéressant à suivre sera le débat télévisé entre les deux candidats au second tour. Il aura lieu le mercredi 2 mai à 21h et sera diffusé simultanément sur TF1 et France 2, ainsi que sur les radios.
Il devrait être animé par Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot.

Source : Ministère de l'Intérieur, Le Monde, TF1 - France 2 ®.

©reflexion-faite.blogspot.net - avril 2007

dimanche 22 avril 2007

JOUR J-0 : 1er Tour des Elections Présidentielles Françaises de 2007.

Nicolas Sarkozy, à Neuilly-sur-Seine.
Jean-Marie Le Pen, à Saint-Cloud.
François Bayrou à Pau.
Ségolène Royal, à Melle.









Ils ont déjà voté :
Dans les DOM, dans les TOM, et tous les français de l'étranger, ont déjà voté. Cela fait suite au fait qu'en 2002, les Français de l'étranger avaient voté en connaissance des résultats, dû fait du décallage horaire... Une modification de la loi avait donc dû avoir lieu.

Ils ont déjà voté :
- Gérard Schivardi,à Mailhac.
- José Bové, dans le Larzac.
- Philippe de Villiers, en Vendée.
- Nicolas Sarkozy, à Neuilly-sur-Seine.
- François Bayrou, à Pau.
- Jean-Marie Le Pen, à Saint-Cloud.
- Ségolène Royal, à Melle.
- Arlette Laguiller, en Seine-Saint-Denis.
- Marie-Georges Buffet, en Seine-Saint-Denis.
- Frédéric Nihous, dans les Pyrénées Atlantiques.
- Olivier Besancenot, dans les XVIIème arrondissement de Paris
- Dominique Voynet, à Paris

- Jacques et Bernadette Chirac, à Sarran en Corèze.
- Dominique de Villepin, dans le XVIIème arrondissement à Paris.




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jeudi 29 mars 2007

Le manège présidentiel


Plus que 23 jours avant le 1er tour de l'élection présidentielle et comme le disait un journaliste de Canal +, la dernière ligne droite ressemble fort à un manège de chevaux de course, le cheval Sarkozy en tête prenant une courte avance au cheval Royal suivis par le cheval Bayrou...


Depuis une semaine je n'avais pas actualisé mon blog et pourtant il en est tombé des déclarations :


  • Avant de "changer de trottoir" (l'Elysée est en face de la place Beauveau), le petit Sarkozy fait le rapprochement entre immigration et identité nationale afin d'en faire un ministère s'il est élu. Scandale de tous les politiques, Ségolène Royal trouvant ce rapprochement "ignoble" en passant par Bayrou qui réaffirme que "l'identité nationale de la France c'est la République" et Buffet qui juge que "les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République"...



  • Ségolène Royal souhaite elle, plutôt qu'un ministère de l'identité nationale, que les Français mettent les drapeaux aux fenêtres lors du 14 juillet...et qu'ils connaissent les paroles de "La Marseillaise" Là encore déferlante de réactions entre un Sarkozy qui ironise sur le fait qu'une semaine avant, Mme Royal le traité d"ignoble" parce qu'il parlait d'identité nationale...Envolée l'immigration ! Un Besançenot qui découvre que les Français auraient plus besoin de logements, d'emplois que de drapeaux et un José Bové qui oublie les drapeaux et qui assure que si il est élu, il changera les paroles de la Marseillaise, "trop guerrière" à son goût...



  • Quelques jours et des émeutes en Gare du Nord plus tard, sujet reprit également par beaucoup de candidats de "l'opposition" comme la gauche qui dénonce la politique de sécurité de Sarkozy alors que c'était son cheval de bataille (tiens, encore!), de Villiers qui pointe le bout de son nez pour s'aligner sur les propos de la gauche et Bayrou, candidat dit du centre, qui lui, se place entre la gauche et la droite et accuse la politique de sécurité de...la droite et la gauche ! Bref, Mr Bayrou qui se défendait jusqu'à maintenant de ne pas rentrer dans le petit jeu "et vas-y que je te renvoie la faute" aurait semble t-il oublié les règles !

Bref, l'élection est dans 23 jours, les chevaux continueront de courir encore pour quelques tours, avant les deux derniers qui ne laisseront ressortir qu'un seul vainqueur et dans les tribunes, un certain J-M Le Pen, fidèle parieur depuis presque 40 ans, se frottera encore les mains en attendant de voir quel cheval lui fera peut-être gagner le jackpot.

lundi 19 mars 2007

Douze prétendants à l'Elysée.

Photo : Jean-Louis Debré, le président du Conseil constitutionnel, annonce la liste officielle des candidats à la présidentielle, le 19 mars 2007. (voir la vidéo sur lci.fr)

C'est aujourd'hui, lundi 19 mars, que le Conseil constitutionnel devait annoncer la liste officielle des candidats à l'élection présidentielle.

La liste officielle a donc été dévoilée lundi soir, par Jean-Louis Debré, nouvellement Président du Conseil constitutionnel. Il a ainsi cité dans l'ordre résultant d'un tirage au sort effectué par le Conseil constitutionnel, qui détermine notamment le numéro des panneaux d'affichage officiels, les noms des 12 candidats (voir billet "Onze ou douze ?").

Quelques chiffres sur l'élection :

  • 16 900 formulaires ont été reçus cette année (contre 17 815 en 2002 ).

  • 16 615 formulaires ont été validés par le Conseil constitutionnel.
  • Il y a 12 candidats cette année, contre 16 en 2002.
  • 4 femmes sont candidates à cette élection, proportion encore jamais atteinte.
  • La moyenne d'âge des candidats est de 54 ans, moyenne qui est tirée vers la haut du fait de l'âge du doyen de cette élection, Jean-Marie Le Pen, 78 ans.
  • Désormais, un temps égal de parole sera de rigueur pour tous les candidats sur les médias audiovisuels.

Temps de parole cumulé des candidats depuis le mois de décembre jusqu'au 9 mars.

Cliquez sur l'image pour agrandir


D'après lemonde.fr


Le cas de José Bové.

Jusqu'à lundi soir, le sort de José Bové sur sa participation ou non à l'élection présidentielle était encore incertain. Le candidat altermondialiste avait déclaré vendredi dernier devant le Conseil constitutionnel que "d'après ses calculs" il pourrait participer à l'élection. José Bové aurait effectivement déposé à peine plus de 500 signatures, pouvant se retrouver ainsi hors-course si certains de ses parrainages n'avaient pas été validés.


dimanche 18 mars 2007

Une VIème République Royal ?


Photo : Ségolène Royal lors de la clôture de son meeting à Paris, dimanche 18 mars 2007.


La candidate socialiste a réuni ce dimanche les élus de son parti, à Paris Expo, Porte de Versailles.

Ségolène Royal a décliné les grandes orientations de son pacte présidentiel en faisant une nouvelle annonce : la création d'une VIème République. François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Jean-Marc Ayrault étaient présents.

Devant une foule de plus de 4000 élus, elle a retracé son parcours en tant que conseillère municipale, générale, puis Députée et enfin Président de région. Après avoir les avoir remercié de leurs soutiens (elle aurait reçu ainsi plus de 4000 signatures), Ségolène Royal a décliné les différentes lignes de son Pacte présidentiel, dont la volonté de créer une VIème République :


"Je vous promets une république nouvelle, dont vous êtes les acteurs à l'avant-garde, grâce à un référendum refondateur de la République, ancrée sur ses traditions et en même temps tournée vers le futur", a-t-elle lancé aux élus. "Ce sera notre VIème République, c'est celle-la que nous construirons ensemble. Cette VIème République est prête, elle s'appuie sur le travail" s'est exprimée la candidate socialiste.


La volonté d'un renouveau institutionnel n'est pas nouvelle, mais pour la première fois Ségolène Royal a employé explicitement le terme de "VIème République". Cette nouvelle République reposera sur quatre piliers de son Pacte Présidentiel : Tout d'abord la mise en place d' "une démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats" ensuite la mise en place d'"une démocratie sociale qui va faire faire à la France un bond vers le futur en modernisant le dialogue social", la garantie des "solidarités de base" avec "le maintien des services publics sur tout le territoire", et enfin "la democratie territoriale".


Que de mieux comme changement dans une République, que d'en changer ?


Une sixième République serait en effet une possibilité de remettre à plat les institutions françaises, sans pour autant perdre l'origine et la tradition de la République française, tout en profitant au peuple français à travers leurs élus, que Ségolène Royal compte mettre en "avant-garde". La candidate PS compte donc faire de cette République, une République vivante, profondément démocratique, laissant toute sa place aux citoyens.


Nicolas Sarkozy avait pour sa part exprimé sa volonté de "réformer profondément la République" sans pour autant tirer un trait dessus, considérant qu'il vallait mieux améliorer la Vème République plutôt qu'entrer dans une VIème sans réellement en connaître les contours.


La volonté d'une nouvelle République de la part de Ségolène Royal a peut-être était encore plus marquée lorsque "la Marseillaise" a retentit lors de la clôture de son meeting. Une première !

samedi 17 mars 2007

Onze ou douze ?

Il était 18h, hier soir, lorsqu'au Conseil constitutionnel, le délai laissé aux candidats pour recueillir 500 signatures a expiré.



Photo : Journalistes devant le Conseil Constitutionnel, vendredi soir.




Onze candidats ont donc prétendu avoir recueilli le seuil légal de signatures :
- François Bayrou (UDF)
- Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire)
- Marie-George Buffet (PCF)
- Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière)
- Jean-Marie Le Pen (Front national)
- Frédéric Nihous (Chasse, pêche, nature, traditions)
- Ségolène Royal (PS)
- Nicolas Sarkozy (UMP)
- Gérard Schivardi (soutenu par le Parti des Travailleurs)
- Philippe de Villiers (Mouvement pour la France)
- Dominique Voynet (Verts)

Un seul cas restait encore flou, celui de José Bové qui selon lui avait recueilli in-extremis les 500 signatures dont une partie venant d'Outre-Mer et n'étant donc pas encore arrivé en métropole.

Plusieurs "petits" candidats restent donc sur le bord de la route, comme Nicolas Dupont-Aignan qui n'a pu rassembler suffisament de parrainages pour son club "Debout la République" et qui constate "avec tristesse" sur son blog que " le régime des partis à remis la main sur la démocratie française, confisquant l’élection présidentielle au suffrage universel que lui avait précisément imposée le général de Gaulle pour le tenir à distance."

Effectivement, le débat sur le système des parrainages avait été relancé au début du mois de février, car profitant selon certains uniquement aux grands candidats. Pour autant les principaux prétendants à l'Elysée sont favorables à une réforme afin d'améliorer ce système.

Système qui je le rappelle avait été instauré en 1976 afin d'éviter un trop grand nombre de candidats au premier tour d'une élection.

Seulement voilà, la proposition de réformer ce système tombe à pic ! Pourquoi ? Car pour le réformer il faut modifier la loi organique de 1962 sur laquelle il repose. Ce type de loi nécessite un examen long par les deux chambres parlementaires. Et là, on retombe sur le même problème : du fait du système électoral, PS et UMP sont largement majoritaires à l'Assemblée nationale et au Sénat...Bref une réforme n'y changerait pas grand chose.

On aura donc encore droit à la victimisation du Front National qui à chaque élection pleure devant le peu d'égard qu'ont les élus de notre pays face à leur parti et qui, comme à chaque fois, arrivera le jour J, les mains dans les poches, avec les 500 signatures recquises ! Ou alors auront-ils droit à un petit coup de pouce d'un grand candidat ? Comme cette année, avec Nicolas Sarkozy qui encourageait la présence d'Oliver Besancenot et de Jean-Marie Le Pen au 1er tour! Une simple affaire de justice démocratique vous dira t-on, certes, mais à qui cela profite t-il ?

Seront-ils onze ou douze ? Réponse lundi !

Premier message

  • 17.03.07 :

L'élection présidentielle approche, plus que 35 jours avant le 1er tour.
Ce blog s'ouvre donc quasiment un mois avant la grande messe électorale : il a été annoncé que cette année, le nombre de jeunes s'étant inscrit sur les listes électorales était monté en flèche : Désir de changement ou désir d'avenir ? N'est-ce pas au fond la même chose ?


Depuis hier nous savons que le nombre de prétendant à l'élection présidentielle serait sûrement de 11. C'est 5 de moins qu'en 2002.
Cinq, comme la durée d'un mandat présidentiel.


Arriverons nous à éviter un nouveau 21 avril 2002 ?
21 avril 2002 - 22 avril 2007 : une coïncidence ?